Les parents dans le football ? Indispensables mais… !

Même au niveau du football, cette période de confinement est l'occasion de recentrer sur nous-mêmes, sur notre comportement, nos pratiques que l'on soit éducateur, entraineur, joueur ou ... parent !

S’il appartient à chaque club, à chaque éducateur/entraineur de se remettre en question sur son comportement ou sur ses pratiques pendant cette période de confinement, attachons-nous au rôle que le (ou les) parent(s) d’un jeune enfant peut(-vent) avoir sur la performance de leur protégé.
On le sait, le football a toujours été et sera toujours un vecteur social qui rassemble énormément d’acteurs, émanant de différents milieux. Ces multiples interactions constituent et constitueront toujours une de ses plus grandes richesses, mais cachent parfois certains dangers pour le jeune.

L’éducateur/entraineur joue bien sûr un rôle important dans le développement d’un enfant dans son activité sportive tant  au niveau physique, tactique, technique, mental ou encore dans le développement de ses attitudes (voir illustration). Et le rôle des parents est lui aussi important et indispensable.

Mais, même à notre niveau (amateur), certains parents font, de leurs enfants, des futurs graines de champions et n’hésitent dès lors pas à mettre une pression sur le jeune joueur. Cette pression est-elle gérable pour les enfants ?

L’étreinte exercée par certains parents est parfois tellement forte qu’elle peut engendrer une baisse de rendement au niveau de la prestation même des joueurs, mais pire encore, peut amener un sentiment de mal-être chez les jeunes. Chaque acteur a son rôle à jouer.

Certains parents vivent leurs rêves dans les pas de leur enfant et exercent une pression énorme sur leur progéniture , témoigne Claudio Batatinha, coordinateur du foot à 8 et formateur U12 au RSC Charleroi. Cela se ressent sur les prestations du gamin. Depuis quelques années, toutes les séances d’entraînement se déroulent à huis clos afin de permettre à nos joueurs d’évoluer sans facteur extérieur contraignant. La concentration et la prise d’initiative chez le joueur s’en ressentent énormément.
Cette idée de garder les portes closes pour les séances d’entraînement n’est pas l’exclusive des grands clubs. Pascal Vandenbosch, président du club de Grez-Doiceau dans le Brabant Wallon, avoue y avoir déjà pensé. Nous y avons déjà songé et c’est toujours d’actualité. Mais, nous devons faire avec l’agencement des infrastructures et surtout conscientiser nos parents de l’importance de laisser les enfants tranquilles afin qu’ils évoluent dans un climat positif et sans stress.

Pour cela, il est clair que l’éducateur/entraineur a un rôle essentiel à jouer dans les règles (idées de règles en illustration à cet article) qu’il va mettre en place et dans sa communication, réagit Catherine Cordonnier, spécialisée dans le développement personnel .

Malheureusement, malgré une gestion cadrée, l’enfant peut parfois être sous le feu de la pression, à la maison ou tout simplement sur le trajet qui mène de celle-ci au club de football. Le formateur est la seule personne à même de jauger le sentiment de pression qu’un jeune enfant peut être amené à devoir subir. Il a la confiance du jeune et doit être l’unique personne de référence au niveau sportif.

Pour conclure, rappelons  qu’il est important d’aller, ensemble, dans la même direction avec comme intérêts communs : le bien-être sur et en dehors du terrain, la progression et l’épanouissement sportif du jeune joueur

Pour continuer à faire réfléchir chacun,  voici une phrase d’Antoine de St-Exupéry :
Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants mais peu d’entre – elles s’en souviennent.

 

Source : Association des Clubs Francophones de Football